17 septembre 2026
Imaginode est sur Google Play : le canvas créatif IA devient une app Android
L'application Android d'Imaginode est disponible sur le Play Store. Le même canvas à nodes que sur ordinateur, les mêmes 98 modèles d'image, de vidéo, de texte et de voix, dans une app qui s'ouvre plein écran depuis l'écran d'accueil. Ce qui change, ce qui ne change pas, et pourquoi l'app ne vend rien.

Frank HoubreFondateur d'Imaginode
une icône sur l'écran d'accueil, enfin
Imaginode s'installe désormais depuis Google Play comme n'importe quelle app Android : une icône, un plein écran, et le canvas qui s'ouvre directement sur vos projets.
Imaginode a une application Android. Elle s'appelle « Imaginode : canvas créatif IA » sur le Play Store, elle est gratuite, et vous pouvez l'installer ici. Elle existe depuis le 20 août 2026 en test interne ; Google a validé sa publication mi-septembre, la fiche est publique, il ne manquait que cet article pour le dire.
Ce n'était pas une évidence. Le site marchait déjà très bien dans Chrome sur un téléphone, et je l'ai assez répété dans l'article sur la création IA sur mobile. Mais il y a un fossé entre « ça marche dans le navigateur » et « c'est sur mon téléphone ». Une icône sur l'écran d'accueil, on l'ouvre. Un onglet perdu au milieu de quarante autres, on l'oublie.
L'app règle exactement ça. Vous appuyez sur la flamme verte, le tableau de bord s'affiche plein écran, sans barre d'adresse, sans onglets, et vous êtes dans votre dernier projet en deux secondes. Le reste, le canvas, les modèles, les crédits, c'est Imaginode tel que vous le connaissez.
ce qu'il y a dedans : tout
L'app donne accès au canvas complet, aux 98 modèles du catalogue, aux références par @mention et aux projets illimités, sans aucune fonction retirée par rapport à l'ordinateur.
Je préfère le dire clairement, parce que beaucoup d'apps mobiles de génération IA sont des versions au rabais de leur site : ici, rien n'a été enlevé. Le canvas à nodes est le même. Vous reliez un node Texte à un node Image, un node Image à un node Vidéo, vous ajoutez un node Caméra pour diriger le mouvement, et chaque maillon reste modifiable après coup.
Le catalogue est le même aussi : 98 modèles au 17 septembre 2026, image, vidéo, texte et voix, aux mêmes prix en crédits que sur ordinateur. Flux Schnell à 1 crédit pour esquisser, Nano Banana Pro et GPT Image pour le texte dans l'image, Kling, Veo et Seedance pour la vidéo, ElevenLabs pour la voix off. Si un modèle rate votre typographie, vous relancez le même node avec un autre, sans rien reconstruire.
Les références par @mention, la bibliothèque de créations, les templates prêts à l'emploi, l'historique des générations sur chaque node, la baguette magique qui réécrit un prompt tapé au pouce : tout est là. Et le coût s'affiche sur le bouton Générer avant que vous appuyiez, comme partout ailleurs.
la génération continue quand vous rangez le téléphone
Toute la génération se fait sur les serveurs d'Imaginode : vous lancez une vidéo, vous verrouillez l'écran, et le résultat vous attend à la prochaine ouverture de l'app.
C'est la fonction que je mets en avant depuis le début sur mobile, et l'app ne change rien à son principe : votre téléphone ne calcule rien. Il envoie une consigne, le serveur travaille, le téléphone reçoit un résultat. Il ne chauffe pas, sa batterie ne fond pas, et un Android d'entrée de gamme obtient exactement la même image qu'une tour de gamer.
Concrètement, vous lancez une vidéo Seedance de dix secondes dans le tram, vous verrouillez l'écran, vous répondez à un message. Trois minutes plus tard, vous rouvrez l'app : l'icône de suivi des générations, en haut de l'écran, vous montre le travail terminé. Aucune app qui calcule sur l'appareil ne peut faire ça, parce qu'elle a besoin de rester au premier plan.
Et le projet est le même que sur votre ordinateur, servi par le même serveur. Vous commencez une affiche dans l'app, vous la finissez à la souris au bureau, sans export ni synchronisation. Il n'y a pas de bouton Enregistrer : chaque modification est sauvegardée à l'instant où elle se produit.
ce que l'app ne fait pas : vendre
L'app sert à créer. Les abonnements et les recharges de crédits se prennent sur imaginode.ai dans le navigateur, et c'est un choix assumé pour ne pas payer la commission de Google.
Voilà le point qui va surprendre au premier lancement, autant l'expliquer tout de suite. Dans l'app, il n'y a ni page Tarifs, ni bouton de recharge, ni gestion d'abonnement. Si vous cherchez à acheter des crédits, l'app vous renvoie vers le site web. Ce n'est pas un oubli, c'est une décision prise en août 2026.
Google Play prélève une commission sur tout achat de bien numérique effectué dans une app, entre 15 et 30 pour cent selon le chiffre d'affaires. Un crédit Imaginode coûte environ un centime, et ce prix est le même que vous génériez une image ou une vidéo 4K : il n'y a aucune marge cachée dans laquelle absorber trente pour cent. Il aurait fallu soit augmenter les prix dans l'app, soit maintenir deux grilles tarifaires selon l'endroit où vous achetez. Les deux options me paraissaient malhonnêtes.
J'ai donc pris l'option la plus simple : l'app ne vend rien. Vous vous abonnez et vous rechargez sur la page des tarifs, dans Chrome, au prix affiché, et vos crédits sont disponibles dans l'app à la seconde puisque c'est le même compte. Vous perdez trente secondes une fois par mois, vous gardez le prix juste tout le temps. Ce compromis me convient, et je crois qu'il vous conviendra aussi.
comment c'est fait, en deux phrases honnêtes
L'app affiche le site imaginode.ai plein écran via le moteur de Chrome, ce que Google appelle une Trusted Web Activity : pas de version parallèle à maintenir, et chaque nouveauté arrive dans l'app le jour même.
Je ne vais pas vous vendre une app « native » qui n'en est pas une. Techniquement, l'app Android d'Imaginode est une Trusted Web Activity : Android vérifie que l'app et le site appartiennent au même propriétaire, puis affiche le site avec le moteur de Chrome, plein écran, sans aucune barre de navigateur. C'est la méthode que Google recommande pour les applications web complètes, et c'est celle qu'utilisent de grands services.
L'avantage est énorme pour vous, et il tient en une ligne : il n'y a qu'un seul Imaginode. Quand un modèle entre au catalogue ou qu'une fonction sort, elle est dans l'app au prochain lancement, sans mise à jour à télécharger, sans attendre la validation du store. Sur un outil qui évolue chaque semaine, une version Android maintenue à part aurait toujours eu quinze jours de retard.
L'inconvénient existe aussi : l'app a besoin de Chrome, à jour, sur votre téléphone. C'est le cas de la quasi totalité des Android en circulation, mais si vous avez désactivé Chrome au profit d'un autre navigateur, l'app s'ouvrira dans une fenêtre de secours avec une barre d'adresse. Rien ne casse, c'est juste moins joli.
installer, se connecter, créer : deux minutes
L'installation passe par le Play Store, la connexion utilise le compte Imaginode habituel, et le premier lancement arrive sur le tableau de bord avec vos projets déjà là.
Ouvrez la fiche Google Play, appuyez sur Installer. L'app pèse quelques mégaoctets, parce qu'elle ne contient aucun modèle : ils tournent sur nos serveurs, pas dans votre poche. Sur un téléphone déjà saturé de photos, c'est un argument très concret.
Au premier lancement, connectez-vous avec votre compte Imaginode, celui du site. Si vous n'en avez pas encore, l'inscription offre des crédits de bienvenue, assez pour vos premières images. Vous arrivez sur le tableau de bord, vos projets sont là, vous ouvrez le dernier et vous continuez.
Un détail qui compte sur un petit écran : l'app démarre directement sur le tableau de bord, pas sur la page d'accueil du site. Aucune présentation à faire défiler, aucun menu à ouvrir. Vous lancez, vous créez.
trois gestes qui marchent mieux en app
Photographier un croquis pour en faire une image finale, lancer une série dans les transports, présenter un rendu plein écran à un client : trois usages où l'app gagne sur l'onglet.
Le premier, c'est l'appareil photo. Le node Média importe depuis la galerie, et le téléphone a toujours une galerie fraîche. Vous photographiez un croquis sur un carnet, vous le branchez sur un node Image avec Flux Kontext à 6 crédits, vous demandez « affiche finalisée, mêmes proportions, palette bleu nuit », et le croquis devient un visuel. Pour changer le fond d'une photo ou changer de coiffure, c'est le même geste, depuis la photo prise dix secondes plus tôt.
Le deuxième, c'est le travail par lots dans les transports. Vous empilez six esquisses à 1 crédit, une vidéo de cinq secondes, une voix off, vous rangez le téléphone. À la station suivante, tout est prêt à comparer. L'onglet de navigateur le faisait déjà, mais il fallait le retrouver ; l'icône, elle, est toujours au même endroit.
Le troisième, c'est la présentation. En rendez-vous, vous tendez le téléphone, la visionneuse plein écran fait défiler les rendus, la vidéo se lit, et il n'y a pas de barre d'adresse pour rappeler qu'on est sur un site. Le client demande une variante, vous la lancez devant lui. Pour faire parler une photo en démonstration, l'effet est garanti.
et sur iPhone ?
Il n'y a pas d'app iOS pour l'instant : sur iPhone, Imaginode s'installe depuis Safari avec Partager puis Sur l'écran d'accueil, et fonctionne en plein écran de la même façon.
Pas d'app sur l'App Store aujourd'hui, et je ne vais pas vous promettre une date. Apple impose ses propres règles sur les achats numériques, encore plus strictes que celles de Google, et je veux les étudier avant de m'engager.
En attendant, la méthode navigateur reste entière sur iPhone : ouvrez imaginode.ai dans Safari, appuyez sur Partager, puis sur « Sur l'écran d'accueil ». Vous obtenez une icône et un plein écran, la génération continue écran verrouillé, et vos crédits sont les mêmes. La seule différence avec Android, c'est qu'il n'y a pas de fiche sur un store.
Sur ordinateur, Chrome et Edge proposent aussi d'installer Imaginode en un clic depuis la barre d'adresse. Le site reste la porte d'entrée principale, et l'app Android est une porte de plus, pas un remplacement.
vos données, en clair
L'app ne partage aucune donnée avec des tiers, les échanges sont chiffrés, et vos prompts et médias ne quittent nos serveurs que pour être exécutés par le modèle que vous avez choisi.
La fiche Google Play l'indique noir sur blanc, et je le répète ici : aucune donnée n'est partagée avec des tiers. L'app collecte ce que le site collecte, votre compte, les images et vidéos que vous importez pour les traiter, et rien de plus. Les échanges avec nos serveurs sont chiffrés, et vous pouvez demander la suppression de vos données depuis votre profil.
Vos médias importés servent à la génération que vous avez demandée, puis sont stockés dans votre bibliothèque, à vous. Comme sur le site, vos prompts et vos images de référence sont transmis au fournisseur du modèle choisi pour exécuter votre demande, et à rien d'autre : nos mentions légales le détaillent, et elles sont identiques dans l'app et dans le navigateur.
L'app est classée PEGI 3 par Google, ce qui veut simplement dire qu'elle ne contient pas de contenu propre à l'app soumis à une restriction d'âge. Ce que vous générez avec relève de vous, et des mêmes règles d'usage que sur le site.
ce que je vous demande
Installez l'app, ouvrez un projet, et dites-moi ce qui manque : les retours des premières semaines décident de ce qui sera corrigé en priorité.
L'app est sortie de la phase de test interne, mais elle est jeune. Si un geste vous paraît moins naturel qu'en navigateur, si un lien s'ouvre au mauvais endroit, si une page reste blanche, écrivez à imaginode.ai@gmail.com avec le modèle de votre téléphone. Un retour précis se corrige souvent dans la journée, puisque l'app est le site.
Et si l'app vous plaît, une note sur le Play Store aide plus que vous ne l'imaginez : c'est ce que Google regarde pour montrer, ou non, une nouvelle application aux gens qui cherchent « générateur d'images IA ». Cinq étoiles honnêtes valent mieux qu'un compliment par message.
Pour aller plus loin sur l'usage mobile lui-même, les gestes du canvas tactile et l'organisation d'une journée entre le téléphone et le bureau, l'article dédié au mobile reste la référence. Et pour savoir combien coûte ce que vous allez générer dans le tram, le guide des coûts donne les chiffres, modèle par modèle.
Solde