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8 septembre 2026

GPT Image 2.5 : Flare ou Sunburst, ce qui change vraiment, et quand il arrive sur Imaginode

OpenAI a sorti ChatGPT Images 2.5 le 8 septembre 2026, avec deux modèles API, GPT-Image-2.5 Flare et GPT-Image-2.5 Sunburst. Voici ce qui est annoncé, ce qui est mesuré, ce que coûtent vraiment les nouveaux paliers de qualité, où l'utiliser dès ce soir, et pourquoi il n'est pas encore dans le catalogue Imaginode.

Frank Houbre

Frank HoubreFondateur d'Imaginode

cette fois, le modèle est vraiment sorti

ChatGPT Images 2.5 est en ligne depuis le 8 septembre 2026, et l'API OpenAI liste deux modèles datés du même jour : gpt-image-2.5-flare et gpt-image-2.5-sunburst.

Fin août, on vous expliquait que Nano Banana 3 n'existait pas, et que les deux modèles anonymes testés en août sur LMArena, mona-lisa-1 et luna-lisa-alpha, sentaient plutôt OpenAI que Google. Eh bien voilà, la réponse est tombée ce mardi 8 septembre. OpenAI a publié ChatGPT Images 2.5, disponible dans ChatGPT pour tous les comptes, gratuits compris, dans ChatGPT Work et dans Codex, sur ordinateur, mobile et web. Rien ne prouve officiellement que les deux pseudonymes d'arène étaient bien ce modèle, mais le calendrier colle à la journée près, et personne chez OpenAI ne s'est donné la peine de démentir.

Côté développeurs, la fiche technique est claire, et c'est elle qui compte pour nous. Le journal des changements de l'API dit, à la date du 8 septembre 2026 : sortie de GPT Image 2.5 Sunburst et de GPT Image 2.5 Flare pour la génération et l'édition d'images, via l'API Images et l'outil de génération d'images de l'API Responses. Les deux identifiants pointent vers des versions datées, gpt-image-2.5-flare-2026-09-08 et gpt-image-2.5-sunburst-2026-09-08. Deux noms, deux modèles, une même grille de prix, on y revient plus bas.

Cet article fait ce qu'on fait à chaque sortie : il sépare ce qu'OpenAI annonce de ce que les premiers utilisateurs mesurent, il traduit la grille de jetons en centimes par image, il tranche entre Flare et Sunburst, et il vous dit où l'utiliser ce soir. Et il répond à la question qu'on nous a déjà posée trois fois aujourd'hui : non, GPT Image 2.5 n'est pas encore sur Imaginode, et voici pourquoi, sans langue de bois.

ce qui change, d'après OpenAI et d'après les premiers retours

OpenAI annonce une latence réduite jusqu'à 50 % par rapport à Images 2.0, une lumière plus naturelle, des textures plus riches, une meilleure fidélité aux photos de référence et des retouches successives qui ne dérivent plus.

Le premier chiffre est celui de la vitesse. OpenAI dit avoir réduit la latence de génération jusqu'à 50 % par rapport à Images 2.0, et présente Flare comme livrant des images de meilleure qualité que GPT Image 2 avec deux fois moins d'attente. L'équipe d'évaluation de Manus, citée dans l'annonce, va plus loin : dans ses tests, Flare sort ses images deux à quatre fois plus vite que GPT Image 2, avec en prime des fonds transparents enfin propres, ce qui intéresse tous ceux qui fabriquent des logos et des éléments d'interface.

Le deuxième axe, c'est l'édition. Le modèle est censé changer uniquement ce qu'on lui demande, en préservant le sujet, la composition et l'arrière-plan, et surtout tenir ses retouches sur plusieurs tours de conversation. C'est exactement le point que nous relevions comme prochain front dans l'article sur Nano Banana : la huitième retouche qui déforme le visage validé à la deuxième. Si OpenAI a réellement réglé ça, c'est plus utile qu'un gain de beauté brute sur une image isolée. Les fonds transparents et les mises en page chargées, affiches et visuels avec plusieurs blocs de texte, sont annoncés comme mieux tenus aussi.

Maintenant, la réserve honnête. OpenAI n'a publié aucun tableau de référence chiffré, aucun classement d'arène, et le seul retour indépendant du jour vient d'un partenaire cité par OpenAI. Nous n'avons pas encore pu passer nos propres planches de test, les mêmes que pour chaque modèle du catalogue, puisque le modèle n'est pas encore là où nous branchons nos modèles. Les phrases ci-dessus sont donc des promesses d'éditeur, crédibles au vu de la lignée, pas des mesures. Dites-vous bien que la différence entre les deux se voit en général au troisième jour, pas au premier.

Flare ou Sunburst : lequel demander

Flare est le choix par défaut, rapide et fait pour le volume ; Sunburst est présenté comme le plus capable des deux, taillé pour la précision d'édition, avec des temps de génération plus longs.

OpenAI décrit Flare comme le modèle de tous les jours : génération rapide et de bonne qualité, pensée pour le contenu de créateur et de réseaux sociaux, les expériences produit, la recherche visuelle, le prototypage et la génération en grand nombre. La fiche de Sunburst dit, elle, « notre modèle le plus capable pour la génération et l'édition d'images », avec un accent mis sur la précision des retouches, et annonce des temps de génération plus longs. Le guide officiel le recommande pour les chaînes de travail où la précision d'édition compte le plus : visuels de campagne prêts à livrer, photos produit soignées.

Alors certes, sur le papier, tout le monde a envie du plus capable. Mais regardez la grille de prix avant de choisir : les deux modèles sont facturés exactement aux mêmes tarifs de jetons. La différence entre Flare et Sunburst n'est donc pas une différence d'argent, au moins pour l'instant, c'est une différence de temps d'attente et, si les promesses tiennent, de fidélité sur les retouches fines. Ce qui donne une règle simple.

Personnellement, je prendrais Flare pour tout ce qui se cherche : les trente variantes d'une miniature YouTube, les essais de cadrage, les premières versions d'un visuel. Et je réserverais Sunburst au moment où l'image est validée et où il reste trois retouches précises à faire sur une photo produit qui part chez un client. Générer vite pour décider, générer lentement pour livrer : c'est la même logique que Nano Banana contre Nano Banana Pro, et elle n'a jamais déçu.

le prix : les mêmes jetons que GPT Image 2, mais deux paliers de qualité en plus

Les deux modèles coûtent 5 $ le million de jetons de texte en entrée, 8 $ le million de jetons d'image en entrée et 30 $ le million de jetons d'image en sortie, la grille exacte de GPT Image 2 ; la nouveauté, ce sont les qualités xhigh et max au-dessus de high.

La grille officielle est identique pour Flare et Sunburst, et identique à celle de GPT Image 2 : 5 $ le million de jetons de texte en entrée (1,25 $ en cache), 8 $ le million de jetons d'image en entrée (2 $ en cache), 30 $ le million de jetons d'image en sortie. La fiche de Flare le dit noir sur blanc, les tarifs de jetons correspondent à ceux de GPT Image 2. Si vous lisez ailleurs que le prix a doublé, la personne compare avec une ancienne grille ; la page de tarifs d'OpenAI, au 8 septembre au soir, affiche les mêmes nombres sur les deux lignes.

La vraie nouveauté tarifaire est ailleurs, et elle est facile à rater. GPT Image 2 proposait trois qualités, low, medium et high. Les deux modèles 2.5 en acceptent six : low, medium, high, xhigh, max et auto. Une image se paie au nombre de jetons qu'elle contient, et un palier de qualité supérieur, c'est plus de jetons pour la même taille. Autrement dit, xhigh et max coûteront plus cher que high, et OpenAI prévient elle-même que son calculateur de coût de GPT Image 2 n'estime pas la consommation de jetons de 2.5. Personne, ce soir, ne peut vous donner le prix exact d'une image en max. On le mesurera en vraie requête, comme pour chaque modèle.

Pour situer, voilà ce que coûte aujourd'hui GPT Image 2 sur Imaginode, avec un crédit qui vaut un centime : 1 crédit l'image en qualité basse, 8 crédits en moyenne, 30 crédits en haute. Ces trois paliers ne bougeront pas d'un centime avec l'arrivée de 2.5, puisque les jetons coûtent le même prix. Ce qu'il faudra surveiller, ce sont les deux nouveaux étages. Un palier max sur une image de réseau social vue trois secondes sur un téléphone, c'est le bazooka pour tirer sur une mouche, et une bonne façon de jeter vos crédits par les fenêtres. Réservez-le à ce qui sera imprimé ou agrandi.

Un mot sur les tailles, parce que la question revient à chaque fois. L'API accepte trois formats recommandés, 1024 x 1024, 1536 x 1024 et 1024 x 1536, et des dimensions libres en largeur x hauteur à condition que chaque côté soit un multiple de 16, que le ratio reste entre 1:3 et 3:1 et qu'aucun bord ne dépasse 3840 pixels. Sortie en PNG par défaut, JPEG ou WebP avec un réglage de compression, fond transparent sur demande. Si vous préparez des visuels pour plusieurs plateformes, le guide sur les formats et résolutions par réseau donne les tailles exactes à demander.

Sketch, commentaires, templates : ce que ChatGPT ajoute, et ce que ça vaut

Dans ChatGPT, Images 2.5 arrive avec un outil de croquis appelé par @Sketch, des commentaires posés directement sur une zone de l'image, des templates de formats et une barre de retouche avec historique de versions.

Côté interface, OpenAI a livré quatre choses en même temps que le modèle. Sketch, d'abord : vous tapez @Sketch dans la conversation, vous dessinez un croquis à main levée, vous ajoutez une description de style, et le modèle s'en sert comme guide de composition pour l'image finale. Les commentaires, ensuite : au lieu de réécrire tout le prompt, vous pointez une zone et vous écrivez « rends le ciel plus dramatique », et seule cette zone bouge. Les templates, enfin, pour affiche, flyer, produit dérivé et photo produit, qui posent des questions structurées avant de générer. Et une barre d'outils de retouche : annotation, commentaire, suppression du fond, gomme, redimensionnement, avec l'historique des versions conservé.

Je vais être direct : c'est plutôt très bien, et ce n'est pas nouveau. Un croquis qui guide la composition, c'est une image de référence branchée en entrée du modèle. Un commentaire sur une zone, c'est une édition localisée avec un masque. Un template, c'est un prompt structuré préparé à l'avance. Ce sont, une par une, les briques d'un canvas de workflow, ce qu'on appelle des nodes, et ce que les créateurs outillés font depuis un an avec Flux Kontext, Nano Banana ou GPT Image 2. OpenAI vient de mettre ces gestes dans une fenêtre de discussion, ce qui est une excellente nouvelle pour les cent millions de gens qui n'ouvriront jamais un canvas.

Ce qui manque encore à la fenêtre de discussion, et c'est structurel, c'est la répétabilité. Un commentaire sur une image, ça se fait une fois. Une chaîne de nodes, référence, génération, retouche localisée, mise à l'échelle, se rejoue sur les cinquante produits d'un catalogue en changeant une seule entrée. Si vous produisez trois visuels par mois, ChatGPT avec Sketch vous suffira largement. Si vous en produisez trois par jour, l'outil qui compte n'est pas celui qui dessine le plus joliment, c'est celui qui refait la même chose sans vous demander de recommencer. L'article sur refaire la même image explique la différence en pratique.

où l'utiliser ce soir, et pourquoi pas encore sur Imaginode

Trois portes ouvertes le jour même : ChatGPT pour tous les comptes, l'API OpenAI pour qui gère une clé, et Adobe Firefly ; le catalogue Vercel AI Gateway, par lequel Imaginode branche ses modèles, ne liste pas encore GPT Image 2.5 au 8 septembre au soir.

La porte la plus courte, c'est ChatGPT. Le modèle est déployé pour tous les comptes, y compris gratuits, sur ordinateur, mobile et web, et les quotas de génération restent ceux de chaque formule, qu'OpenAI ne publie toujours pas. Pour se faire un avis en dix minutes et tester Sketch, c'est là qu'il faut aller. Notre comparatif avec ChatGPT détaille ce que ces limites non écrites signifient quand on produit pour de vrai. Deuxième porte, l'API, avec les deux identifiants ci-dessus, une clé, une facturation à l'usage, et la possibilité de choisir la qualité et la taille au pixel près. Troisième porte, Adobe Firefly, qui l'intègre dans son studio dès aujourd'hui.

Et Imaginode, alors ? Nous branchons nos modèles d'image et de vidéo à travers le catalogue Vercel AI Gateway, ce qui nous permet d'avoir Flux, Seedream, les trois Nano Banana, Kling ou Veo derrière un seul compteur de crédits, avec un prix affiché avant chaque génération. Ce catalogue, consulté ce soir, contient quatre modèles d'image OpenAI : GPT Image 1, GPT Image 1 Mini, GPT Image 1.5 et GPT Image 2. Aucune ligne 2.5, ni Flare ni Sunburst. Tant que la ligne n'y est pas, le modèle n'est pas chez nous, et je préfère vous le dire que vous laisser chercher un bouton qui n'existe pas.

Ce que ça change pour vous : rien à faire de votre côté. Le jour où le Gateway liste gpt-image-2.5-flare et gpt-image-2.5-sunburst, on mesure les coûts réels par palier en vraie requête, on fixe le prix en crédits, et le modèle apparaît dans la liste, dans le même canvas, à côté de GPT Image 2 qui reste en place. Aucun abonnement OpenAI à prendre, aucune clé à gérer. Cet article sera mis à jour ce jour-là avec les prix constatés, et la page des modèles est la source qui fait foi entre-temps.

en attendant, quel modèle pour quel travail

GPT Image 2 à 8 crédits reste le plus fiable du catalogue sur le texte dans l'image, Nano Banana 2 à 10 crédits sur l'édition qui respecte les visages, Seedream 5 Lite à 5 crédits sur le photoréalisme économique, et GPT Image Mini à 2 crédits pour chercher.

Le réflexe de septembre serait d'attendre. C'est une erreur, parce que les quatre modèles qui couvrent aujourd'hui le terrain de GPT Image 2.5 sont déjà dans le catalogue, et qu'aucun d'eux ne va disparaître. GPT Image 2, à 8 crédits en qualité moyenne, est celui qu'on sort quand il y a du texte à écrire dans l'image : un titre exact, une phrase courte, des accents. C'est le plus obéissant du catalogue sur ce point, et il édite vos images d'entrée. Ce que 2.5 promet en plus, c'est de tenir ces retouches sur la durée et d'aller plus vite ; ce que 2 fait déjà, c'est le travail.

Nano Banana 2 à 10 crédits est le concurrent direct, et sur une retouche de photo existante, enlever un objet, changer une tenue, garder le visage intact, il reste devant. Pour du photoréalisme à petit prix, Seedream 5 Lite à 5 crédits l'image fait des choses que GPT Image ne fait pas à ce tarif, avec des personnages qui restent cohérents d'une image à l'autre. Et pour chercher, essayer, se tromper dix fois, GPT Image Mini à 2 crédits fait exactement ce que fera Flare sur les brouillons : de la vitesse, pour pas cher.

La méthode ne change pas, quel que soit le modèle qui sortira le mois prochain : on cadre l'idée sur le modèle économique, on valide la composition, et on ne passe sur le haut de gamme que pour la version finale. Sur dix visuels, la différence se compte en euros. Le calculateur vous donne le coût d'une série avant de la lancer, et le détail des tarifs par modèle est public, palier par palier.

la version du modèle n'est toujours pas votre facteur limitant

Ce que GPT Image 2.5 promet de mieux, des retouches qui ne dérivent plus et une référence respectée, est exactement ce qu'un workflow à nodes garantit par construction, quel que soit le modèle branché dedans.

Relisez la liste des progrès annoncés : le sujet de la photo de référence mieux préservé, la retouche qui ne touche que la zone demandée, les modifications précédentes qui tiennent au tour suivant. Ce sont trois défauts de la fenêtre de discussion, où chaque message remet tout en jeu. Dans un canvas, la référence est un node qui ne bouge pas, la retouche est un node qui reçoit l'image validée et rien d'autre, et la version précédente reste sur la table, à côté de la nouvelle. Un modèle qui dérive moins, c'est bien entendu une bonne nouvelle. Une méthode où il ne peut pas dériver, c'est mieux, et elle marche déjà avec le modèle de cet été.

Le second levier, on le répète parce qu'il rapporte plus qu'un changement de version : le prompt. Un prompt de trois mots donne une image quelconque sur 2.5 comme sur n'importe quel modèle de 2027. Un prompt qui décrit le cadrage, la lumière et le style, avec une image de référence pour verrouiller le sujet, sort une image livrable sur GPT Image 2 aujourd'hui. Le guide pour écrire un prompt qui marche se lit en dix minutes, et celui sur les mains déformées et le texte illisible règle les deux plaintes qui reviennent le plus, sans attendre personne.

Alors oui, testez GPT Image 2.5 dans ChatGPT ce soir, regardez Sketch, faites-vous votre avis sur Flare. Et si vous voyez la ligne apparaître dans le catalogue du Gateway avant nous, écrivez-nous, on aime perdre ce genre de course. Mais le meilleur usage de ces quelques jours ou semaines d'attente, c'est de mettre en place les réflexes qui rendront ce modèle utile le jour où il arrive : une référence verrouillée, un prompt complet, une chaîne de nodes qu'on rejoue. Ceux qui les ont gagneront une génération d'avance. Les autres feront des images un peu plus jolies, un peu plus vite, avec des prompts de trois mots.

Envie d'essayer sur un vrai canvas ?

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