12 août 2026
Créer une pub vidéo IA de 10 secondes : le cas pratique complet, prompts et addition inclus
Un brief réel : une marque de café artisanal veut un clip de 10 secondes pour les réseaux. On le fabrique de bout en bout sur Imaginode : visuel clé, réglages caméra, animation Seedance, déclinaison 9:16, avec chaque prompt cité en entier et chaque crédit compté. Addition finale honnête : environ 140 crédits, soit 1,40 €.
le brief : Torréfaction Morel, 10 secondes, les réseaux
Le client est plausible parce qu'il existe partout : une petite torréfaction artisanale, appelons-la Torréfaction Morel, qui vend son café en ligne et veut un clip de 10 secondes pour Instagram et TikTok. Pas de budget tournage. Le brief tient en trois lignes : ambiance atelier chaleureux, un paquet de café au centre, de la vapeur, une caméra qui avance lentement. Livraison en 16:9 et en 9:16 vertical.
Il y a deux ans, ce brief partait chez un vidéaste pour 800 à 1 500 €, avec une semaine de délai. Aujourd'hui, on va le traiter en une heure sur un canvas Imaginode, pour environ 140 crédits, soit à peu près 1,40 € hors abonnement. Ce n'est pas de la magie, et on va voir que tout ne marche pas du premier coup. Mais l'ordre de grandeur est bien celui-là.
Une précision honnête avant de commencer : la vidéo IA rate encore environ une génération sur trois ou quatre. Un mouvement qui dérape, une main de trop, une vapeur qui ressemble à de la fumée d'incendie. Et un résultat moche mais techniquement livré reste payé. On intègre donc les ratés dans le budget dès le départ, comme un vrai poste de dépense.
pourquoi un workflow plutôt qu'une suite de prompts
On pourrait tout faire dans une interface de chat, en enchaînant les prompts et en croisant les doigts. Le problème, c'est la suite : le client demandera une variante, puis une autre, puis la version de Noël en novembre. Si votre processus n'existe que dans un historique de conversation, chaque demande vous ramène à zéro.
Sur le canvas d'Imaginode, on va plutôt construire une petite machine : un node pour l'idée, un pour la direction artistique, un pour l'image, un pour la caméra, un pour la vidéo, reliés par des câbles. Une fois la machine construite, produire une variante revient à modifier un seul node et à relancer. C'est toute la différence entre cuisiner un plat et écrire la recette.
Le workflow reste sauvegardé automatiquement, avec les 12 dernières générations conservées dans chaque node. Dans un mois, quand Morel voudra la même pub avec son nouveau paquet décaféiné, on rouvrira le canvas, on changera une image et deux mots, et la machine recrachera le clip. Ce mois de tranquillité vaut largement l'heure de construction d'aujourd'hui.
étape 1 : le paquet de café devient une référence
Première brique, et la plus souvent oubliée des débutants : le node Référence. On y crée « PaquetMorel » avec quatre photos du paquet réel sous plusieurs angles et une description courte : kraft brun, étiquette crème, logo lettrage noir, contenance 250 g. À partir de maintenant, taper @PaquetMorel dans n'importe quel prompt du canvas injecte la description et joint les photos automatiquement. La mention s'affiche en vert.
Pourquoi c'est non négociable : sans référence, chaque génération réinvente un paquet différent. Étiquette qui change de couleur, logo qui devient du charabia, proportions fantaisistes. Pour une pub, c'est éliminatoire, le produit doit être le vrai. La référence ne garantit pas la perfection à 100 %, mais elle transforme un taux de fidélité désespérant en un taux très exploitable.
Deuxième brique, un node Style : direction artistique « atelier artisanal, heure dorée, grain photographique léger, palette brun chaud et crème », accompagnée de trois images de moodboard glissées-déposées, deux photos d'atelier trouvées dans la banque d'images du client et une photo de sa vraie boutique importée via un node Média. Ces deux nodes ne coûtent rien en génération, ils ne font que nourrir les suivants.
étape 2 : rédiger l'idée dans un node Texte
On pose ensuite un node Texte, réglé sur Claude, avec cette consigne : « rédige un prompt d'image publicitaire en anglais pour une scène unique : @PaquetMorel posé sur un établi en bois dans un atelier de torréfaction, tasse fumante à côté, grains de café éparpillés, lumière de fin de journée par une fenêtre à gauche. Une seule scène, pas de texte incrusté. »
Pourquoi ne pas écrire le prompt d'image soi-même ? On pourrait. Mais le node Texte produit une description plus dense que ce qu'on écrit spontanément, et surtout il devient un point de réglage réutilisable : pour la version Noël, on changera « fin de journée » par « guirlandes et lumière d'hiver » dans la consigne, et toute la chaîne suivra.
Détail qui compte : on demande explicitement « pas de texte incrusté ». Les modèles d'image adorent ajouter des slogans inventés en typographie douteuse, et c'est le genre de défaut qu'on ne rattrape pas. Les mentions légales et le slogan seront ajoutés plus tard dans l'appli de montage, comme sur une vraie production.
étape 3 : le visuel clé, brouillons à 1 crédit d'abord
Le texte produit part par un câble vers un node Image. On lâche le câble sur le corps du node, il se branche tout seul sur la bonne entrée. Le node Style est connecté à côté, et sa pastille d'entrée s'allume. Premier réflexe d'économie : on génère d'abord en Flux Schnell, 1 crédit l'image, pour valider la composition sans se ruiner.
Trois brouillons plus tard, 3 crédits dépensés, le verdict tombe : la composition avec la fenêtre à gauche fonctionne, mais la tasse vole la vedette au paquet. On modifie une ligne dans le node Texte, « la tasse en retrait, légèrement floue, le paquet net au premier plan », et on régénère. C'est ça, l'itération sur canvas : on répare la pièce défaillante, le reste ne bouge pas.
Composition validée, on passe au modèle sérieux : Seedream 5 Lite, 5 crédits l'image, le champion des références. C'est lui qui respecte le mieux @PaquetMorel. Deux générations, 10 crédits, et la deuxième est la bonne : le paquet est fidèle, l'étiquette lisible, la lumière exactement dans l'axe demandé. Total du visuel clé à ce stade : 13 crédits, environ 13 centimes.
étape 4 : la caméra, 85 mm, f/1.4, travelling avant
Un visuel clé réussi ne suffit pas, il faut décider comment la caméra va le vivre. C'est le rôle du node Caméra et de ses cinq molettes illustrées : cadrage, objectif en millimètres, ouverture, angle, mouvement. Pour Morel, on règle : plan rapproché, objectif 85 mm, ouverture f/1.4, angle légèrement plongeant, mouvement travelling avant lent.
Pourquoi ces valeurs précises ? Le 85 mm est l'objectif portrait par excellence : il compresse la perspective et flatte le sujet, ici le paquet. L'ouverture f/1.4 donne un arrière-plan fondu qui isole le produit, exactement le rendu des pubs de café haut de gamme. Et le travelling avant lent crée la sensation d'être attiré vers le produit, le cliché le plus efficace de la publicité produit depuis cinquante ans.
Le node écrit tout seul les bons termes anglais en tête de prompt, close-up, 85mm lens, f/1.4, et place le mouvement en phrase finale, position où les modèles vidéo le comprennent le mieux. Si vous avez déjà tapé « cinematic camera » dans un prompt en espérant un miracle, ces cinq molettes sont la version adulte de ce réflexe : le vocabulaire exact, au bon endroit, sans rien mémoriser.
étape 5 : l'animation, Seedance 2.0 Fast en 720p
Place au node Vidéo. On branche le visuel clé sur l'entrée image de départ, une seule image acceptée, c'est la règle. On sélectionne Seedance 2.0 Fast : environ 48 crédits les 5 secondes en 720p, et entre 60 et 100 crédits les 10 secondes selon les réglages. Notre clip de 10 secondes en 720p s'affiche à 76 crédits sur le bouton Générer, avant tout clic. Aucune surprise possible, le prix est là, en toutes lettres.
Pourquoi ce modèle et pas un autre parmi les 47 disponibles ? Kling 2.5 Turbo, à environ 26 crédits les 5 secondes, aurait suffi pour un simple test de mouvement. Veo 3.1 Fast aurait ajouté l'audio généré, intéressant mais inutile ici puisque Morel posera sa propre musique. Seedance 2.0 Fast offre le meilleur rapport fidélité produit sur prix pour ce type de plan lent. Le grand frère Seedance 2.0 complet monte en 1080p et 4K, mais 330 crédits les 5 secondes en 4K, pour un post Instagram compressé, ce serait jeter l'argent.
Le prompt de mouvement, rédigé en anglais et poli par la baguette magique pour 1 crédit, tient en quatre phrases : « Steam rises gently from the cup and drifts across the frame. Dust particles float in the golden light. The coffee bag remains perfectly still and sharp. Slow dolly-in toward the bag, ending in a tight close-up on the label. » Le paquet immobile, c'est la consigne la plus importante : sans elle, les modèles adorent faire onduler les objets rigides.
premier tirage : raté, deuxième : gagné
Transparence totale sur ce qui s'est passé. Première génération, 76 crédits : la vapeur est belle, le travelling est fluide, mais à la sixième seconde l'étiquette du paquet se met à fondre doucement, comme une bougie. Inutilisable. Et comme le clip a été techniquement livré, il est payé. C'est la règle du jeu, autant la connaître avant plutôt qu'après.
On ajuste le prompt : « label text stays static and legible during the entire shot » ajouté avant la phrase de mouvement. Deuxième tirage, 76 crédits de plus : cette fois tout tient, la vapeur, la lumière, l'étiquette nette du début à la fin. Le clip de 10 secondes est bon, et franchement meilleur que ce qu'on espérait au brief.
Une génération sur deux réussie, on est ici dans la moyenne honnête du métier. Notez que si l'échec avait été technique, une erreur chez le fournisseur du modèle, le remboursement aurait été automatique en quelques secondes. Ici, l'échec était esthétique, donc payé. Budget vidéo réel à ce stade : 152 crédits pour un clip validé. C'est le poste qui pèse, et de loin.
l'historique par node, l'assurance anti-regret
Petit détour utile avant les déclinaisons. Chaque node conserve ses 12 dernières générations, consultables en place. Nos trois brouillons Flux Schnell, nos deux tirages Seedream, nos deux vidéos : tout est encore là, dans les nodes concernés, sans dossier de téléchargements à fouiller.
Ça a servi immédiatement. En comparant les deux tirages Seedream, on a hésité à revenir au premier, où la tasse était plus présente. Un clic dans l'historique du node Image pour le rappeler, un regard, et non, le deuxième reste le bon. Ce genre d'aller-retour, qui prend trois secondes ici, est simplement impossible dans une interface de chat où les anciennes images dorment à quarante messages de profondeur.
L'historique change aussi le rapport au risque. On ose un réglage exotique parce qu'on sait que la version précédente reste rappelable d'un clic. Sur une production client, cette sécurité vaut de l'or : le client qui dit « finalement je préférais l'autre » n'est plus une catastrophe, c'est un clic.
la déclinaison 9:16 : un réglage changé, pas un projet refait
Morel veut aussi une version verticale pour les stories et TikTok. Dans un chat, ce serait reparti pour un cycle complet, avec un résultat probablement différent du 16:9. Sur le canvas, on duplique la branche image et vidéo, on passe le format de sortie du node Image en 9:16, et on régénère le visuel : 5 crédits chez Seedream, qui recompose la scène en vertical en gardant le même univers, la même lumière, le même paquet fidèle grâce à @PaquetMorel.
Pour la vidéo verticale, on raccourcit à 5 secondes, le format stories vit très bien avec des clips courts, et ça divise le coût : 48 crédits chez Seedance 2.0 Fast en 720p. Même prompt de mouvement, avec le dolly-in légèrement plus rapide pour tenir dans la durée. Première génération correcte du premier coup, cette fois. Ça arrive aussi, et personne ne s'en plaint.
Temps passé sur la déclinaison : neuf minutes, montre en main. Coût : 53 crédits. C'est exactement l'argument du workflow : la deuxième sortie coûte une fraction de la première, parce que toute l'intelligence, références, style, caméra, prompts, était déjà câblée. La troisième déclinaison, un carré 1:1 pour le feed, coûterait pareil le jour où Morel la demandera.
l'addition finale, poste par poste
Comptons tout, sans arrondir dans le sens qui arrange. Brouillons Flux Schnell : 3 crédits. Visuels clés Seedream 5 Lite, deux tirages en 16:9 et un en 9:16 : 15 crédits. Baguette magique sur les deux prompts vidéo : 2 crédits. Vidéo 16:9 de 10 secondes, un raté payé et un tirage validé : 152 crédits. Vidéo 9:16 de 5 secondes : 48 crédits.
Total général : 220 crédits, soit environ 2,20 €, pour deux clips livrés dans deux formats. Si l'on ne compte que le film principal de 10 secondes, l'addition tombe à environ 140 crédits, 1,40 €, raté compris. À titre de comparaison, la seule séance photo produit du brief traditionnel aurait coûté plus de cent fois ce montant.
Côté abonnement, ce projet tient très largement dans le plan Starter à 13 € hors taxes pour 900 crédits mensuels : il en consomme le quart. Un créateur qui produit ce type de pub chaque semaine sera plus serein sur le plan Créateur, 42 € pour 3 100 crédits. Et pour un coup de bourre ponctuel, les recharges existent, 1 000 crédits pour 15 €. Le code SIMPLE15 enlève 15 % au passage.
ce qui aurait fait déraper le budget
Première erreur classique : générer directement avec un modèle cher. Passer les brouillons en Flux 2 Pro à 7 crédits au lieu de Flux Schnell à 1 crédit aurait multiplié par sept un poste qui doit rester négligeable. Le brouillon pas cher puis le final soigné, c'est la règle d'or, et elle vaut double en vidéo.
Deuxième erreur : s'acharner en 10 secondes. Chaque tirage de 10 secondes coûte 76 crédits ; tester le mouvement sur un clip de 5 secondes à 48 crédits, voire en Kling 2.5 Turbo à 26 crédits, puis ne passer en 10 secondes qu'une fois le mouvement validé, aurait économisé une partie du raté. On l'a payé pour vous, retenez la leçon.
Troisième erreur, la pire : zapper la référence produit. Sans @PaquetMorel, chaque génération aurait inventé un paquet différent, et on aurait brûlé des dizaines de crédits à courir après la fidélité du logo. Les cinq minutes passées à créer la référence sont le meilleur investissement de toute la session. Sans références, un produit change d'apparence comme un personnage change de visage : systématiquement.
la version paresseuse : tout demander à l'assistant
Tout ce qui précède peut s'obtenir sans construire un seul node soi-même. La bulle en bas à droite du canvas ouvre l'assistant d'Imaginode. On lui écrit : « construis-moi un workflow pour une pub produit de 10 secondes : image du produit depuis une référence, style atelier chaleureux, plan rapproché 85 mm avec travelling avant, animation Seedance en 720p ». Coût du message : 1 crédit.
L'assistant construit la machine complète : nodes choisis, prompts rédigés en anglais, connexions câblées, le tout ajouté au canvas en un clic et disposé proprement en colonnes, sans chevauchement. Il ne reste qu'à créer la référence avec vos photos, relire les prompts et cliquer sur Générer. L'heure de construction décrite dans cet article se compresse en cinq minutes.
Notre conseil, après avoir fait les deux : construisez votre premier workflow à la main, en suivant un cas comme celui-ci, pour comprendre ce que chaque câble transporte. Puis passez à l'assistant pour tous les suivants. Comme il voit votre canvas ouvert, vous pouvez aussi lui demander en cours de route pourquoi un résultat déçoit ou quel modèle prendre : il conseille sur votre cas réel, pas en théorie.
publier, mesurer, recommencer
Les deux clips partent chez Morel, qui ajoute sa musique et son slogan dans son appli de montage habituelle, puis publie. Le workflow, lui, reste sur le canvas, sauvegardé automatiquement, prêt pour la prochaine demande. Anecdote véridique du quotidien de créateur : la version « nouveau paquet décaféiné » a été demandée dix jours plus tard, et livrée en douze minutes depuis un téléphone, dans le train, la génération tournant écran verrouillé.
Car oui, tout ceci fonctionne depuis le navigateur du téléphone, canvas tactile complet, avec reprise à l'identique sur ordinateur. Pour relancer un node ou valider un tirage, c'est parfait. Pour construire un gros workflow de zéro, restons francs : la souris et un grand écran demeurent plus confortables. Le mobile est un excellent poste de pilotage, pas le meilleur atelier de construction.
Prochaine étape logique si ce cas pratique vous a donné envie : l'article du blog sur le node Caméra, pour apprendre à choisir vos focales et vos mouvements comme un chef opérateur, et celui sur les workflows pour comprendre la mécanique des câbles en profondeur. Le template image vers vidéo d'Imaginode vous attend d'ici là : chargez-le, remplacez le prompt, et votre première pub est à moins de 100 crédits.

Solde